Des fosses pédologiques interprétées pour guider la restauration écologique - Interpretación de las fosas para orientar la restauración ecológica
Des fosses pédologiques interprétées pour guider la restauration écologique - Interpretación de las fosas para orientar la restauración ecológica
Socio - Partenaire
Entidad - Structure
CEN Occitanie
Nombre y apellidos - Prénom et nom
Noémie VIDEAU
El artículo para la newsletter - L'article pour la newsletter
Idioma - Langue
Français
Título completo - Titre complet
Des fosses pédologiques réalisées et interprétées pour guider la restauration écologique sur le Domaine de Restinclières - Creación e interpretación de fosas de suelo para guiar la restauración ecológica en el Domaine de Restinclières
Temática - Thématique
- Técnica de restauración - Technique de restauration
Texto del artículo (500 palabras y podéis incluir enlances) - Texte de l'article (500 mots et vous pouvez saisir des liens)
FR
Dans le cadre des actions expérimentales conduites dans le projet FLoRE, un travail d’analyse et de caractérisation de l’état du sol a été mené début mai 2025 sur le Domaine de Restinclières, situé sur la commune de Prades-le-Lez dans l’Hérault. Ce domaine, classé Espace Naturel Sensible (ENS) et propriété du Département de l’Hérault, constitue l’un des terrains d’expérimentation choisis cette année pour tester différentes techniques de restauration écologique avec des semences herbacées, locales et sauvages.
La parcelle concernée, aujourd’hui en friche, est une ancienne vigne abandonnée dans les années 1980, puis cultivée ponctuellement en grandes cultures avant d’être laissée à l’abandon depuis plus de 30 ans. Depuis, la parcelle, en libre évolution, peine à se régénérer et reste dans un état assez dégradé malgré le temps passé. Dans cette perspective de réhabilitation écologique, la caractérisation pédologique du site s’est avérée être une étape pertinente à engager.
Trois fosses pédologiques ont été creusées sur la parcelle "pilote" qui accueillera les semis de semences locales. Deux agronomes et pédologues ont été mobilisés pour interpréter les horizons du sol, en analyser la structure, la texture, la composition, et en tirer des enseignements sur les impacts des pratiques agricoles passées.
En parallèle, deux autres fosses ont été effectuées sur une prairie voisine, en bon état de conservation et dont le sol n’avait jamais été travaillé, afin de disposer d’un état de référence. Cette comparaison entre sol « cultivé » et sol « naturel » est essentielle pour identifier les potentielles altérations liées aux usages agricoles (compactage, appauvrissement biologique, pollution, etc.) et envisager des actions correctrices.
Ces études permettront d’alimenter une réflexion fine sur les modalités de restauration à mettre en œuvre, en particulier si le sol de la parcelle s’avère dégradé, tant sur le plan structurel que biologique. Les résultats obtenus orienteront ainsi les choix techniques : travail du sol préalable ou non, apport de matière organique via un transfert de foin, semis en mélange de graines sauvages, etc. Car restaurer une prairie ne consiste pas uniquement à agir sur le cortège végétal. Il est fondamental d’avoir une approche globale de l’écosystème, et cela implique de s’intéresser aussi à l’état du sol, qui conditionne la réussite du semis et l’établissement durable des espèces apportées.
Cette démarche s’inscrit pleinement dans les objectifs du projet FLoRE : conjuguer connaissance scientifique, expérimentation de terrain et solutions fondées sur la nature pour restaurer durablement les milieux ouverts dégradés. Les premières observations issues de ces fosses pédologiques confirment l’intérêt d’un diagnostic approfondi en amont des opérations de semis, afin de bien identifier les contraintes du sol pouvant compromettre la réussite de la restauration écologique.
ES
A principios de mayo de 2025, en el marco de los trabajos experimentales realizados en el marco del proyecto FLoRE, se analizó y caracterizó el estado del suelo en el Domaine de Restinclières, situado en la comuna de Prades-le-Lez, en el departamento de Hérault. Esta finca, clasificada como Espacio Natural Sensible (ENS) y propiedad del Departamento de Hérault, es uno de los lugares experimentales elegidos este año para ensayar distintas técnicas de restauración ecológica utilizando semillas herbáceas locales y silvestres.
La parcela en cuestión, actualmente en barbecho, era antiguamente un viñedo abandonado en los años 80, luego cultivado ocasionalmente para cultivos herbáceos antes de ser abandonado hace más de 30 años. Desde entonces, la parcela ha estado en un estado de cambio, luchando por regenerarse y permaneciendo en un estado bastante degradado a pesar del paso del tiempo. Con vistas a su rehabilitación ecológica, la caracterización del suelo de la parcela resultó ser un paso pertinente.
Se excavaron tres pozos en la parcela «piloto», donde se sembrarán semillas locales. Se llamó a dos agrónomos y edafólogos para que interpretaran los horizontes del suelo, analizaran su estructura, textura y composición y sacaran conclusiones sobre el impacto de las prácticas agrícolas del pasado.
Al mismo tiempo, se excavaron otras dos fosas en un prado vecino, en buen estado de conservación y cuyo suelo nunca se había trabajado, para tener una condición de referencia. Esta comparación entre el suelo «cultivado» y el suelo «natural» es esencial para identificar las posibles alteraciones vinculadas al uso agrícola (compactación, empobrecimiento biológico, contaminación, etc.) y prever medidas correctoras.
Estos estudios servirán de base para un análisis detallado de los métodos de restauración que deben aplicarse, sobre todo si se comprueba que el suelo de la parcela está estructural o biológicamente degradado. Los resultados obtenidos orientarán las opciones técnicas que se tomen: trabajar o no previamente el suelo, añadir o no materia orgánica mediante transferencia de heno, sembrar o no una mezcla de semillas silvestres, etc. Restaurar un prado no consiste únicamente en actuar sobre la comunidad vegetal. Es esencial adoptar un enfoque global del ecosistema, lo que implica interesarse también por el estado del suelo, que determina el éxito de la siembra y el establecimiento a largo plazo de las especies introducidas.
Este enfoque se ajusta plenamente a los objetivos del proyecto FLoRE: combinar conocimientos científicos, experimentación sobre el terreno y soluciones basadas en la naturaleza para restaurar de forma sostenible entornos abiertos degradados. Las primeras observaciones de estos pozos de suelo confirman el valor de un diagnóstico en profundidad previo a las operaciones de siembra, con el fin de identificar las limitaciones del suelo que podrían comprometer el éxito de la restauración ecológica.
Dans le cadre des actions expérimentales conduites dans le projet FLoRE, un travail d’analyse et de caractérisation de l’état du sol a été mené début mai 2025 sur le Domaine de Restinclières, situé sur la commune de Prades-le-Lez dans l’Hérault. Ce domaine, classé Espace Naturel Sensible (ENS) et propriété du Département de l’Hérault, constitue l’un des terrains d’expérimentation choisis cette année pour tester différentes techniques de restauration écologique avec des semences herbacées, locales et sauvages.
La parcelle concernée, aujourd’hui en friche, est une ancienne vigne abandonnée dans les années 1980, puis cultivée ponctuellement en grandes cultures avant d’être laissée à l’abandon depuis plus de 30 ans. Depuis, la parcelle, en libre évolution, peine à se régénérer et reste dans un état assez dégradé malgré le temps passé. Dans cette perspective de réhabilitation écologique, la caractérisation pédologique du site s’est avérée être une étape pertinente à engager.
Trois fosses pédologiques ont été creusées sur la parcelle "pilote" qui accueillera les semis de semences locales. Deux agronomes et pédologues ont été mobilisés pour interpréter les horizons du sol, en analyser la structure, la texture, la composition, et en tirer des enseignements sur les impacts des pratiques agricoles passées.
En parallèle, deux autres fosses ont été effectuées sur une prairie voisine, en bon état de conservation et dont le sol n’avait jamais été travaillé, afin de disposer d’un état de référence. Cette comparaison entre sol « cultivé » et sol « naturel » est essentielle pour identifier les potentielles altérations liées aux usages agricoles (compactage, appauvrissement biologique, pollution, etc.) et envisager des actions correctrices.
Ces études permettront d’alimenter une réflexion fine sur les modalités de restauration à mettre en œuvre, en particulier si le sol de la parcelle s’avère dégradé, tant sur le plan structurel que biologique. Les résultats obtenus orienteront ainsi les choix techniques : travail du sol préalable ou non, apport de matière organique via un transfert de foin, semis en mélange de graines sauvages, etc. Car restaurer une prairie ne consiste pas uniquement à agir sur le cortège végétal. Il est fondamental d’avoir une approche globale de l’écosystème, et cela implique de s’intéresser aussi à l’état du sol, qui conditionne la réussite du semis et l’établissement durable des espèces apportées.
Cette démarche s’inscrit pleinement dans les objectifs du projet FLoRE : conjuguer connaissance scientifique, expérimentation de terrain et solutions fondées sur la nature pour restaurer durablement les milieux ouverts dégradés. Les premières observations issues de ces fosses pédologiques confirment l’intérêt d’un diagnostic approfondi en amont des opérations de semis, afin de bien identifier les contraintes du sol pouvant compromettre la réussite de la restauration écologique.
ES
A principios de mayo de 2025, en el marco de los trabajos experimentales realizados en el marco del proyecto FLoRE, se analizó y caracterizó el estado del suelo en el Domaine de Restinclières, situado en la comuna de Prades-le-Lez, en el departamento de Hérault. Esta finca, clasificada como Espacio Natural Sensible (ENS) y propiedad del Departamento de Hérault, es uno de los lugares experimentales elegidos este año para ensayar distintas técnicas de restauración ecológica utilizando semillas herbáceas locales y silvestres.
La parcela en cuestión, actualmente en barbecho, era antiguamente un viñedo abandonado en los años 80, luego cultivado ocasionalmente para cultivos herbáceos antes de ser abandonado hace más de 30 años. Desde entonces, la parcela ha estado en un estado de cambio, luchando por regenerarse y permaneciendo en un estado bastante degradado a pesar del paso del tiempo. Con vistas a su rehabilitación ecológica, la caracterización del suelo de la parcela resultó ser un paso pertinente.
Se excavaron tres pozos en la parcela «piloto», donde se sembrarán semillas locales. Se llamó a dos agrónomos y edafólogos para que interpretaran los horizontes del suelo, analizaran su estructura, textura y composición y sacaran conclusiones sobre el impacto de las prácticas agrícolas del pasado.
Al mismo tiempo, se excavaron otras dos fosas en un prado vecino, en buen estado de conservación y cuyo suelo nunca se había trabajado, para tener una condición de referencia. Esta comparación entre el suelo «cultivado» y el suelo «natural» es esencial para identificar las posibles alteraciones vinculadas al uso agrícola (compactación, empobrecimiento biológico, contaminación, etc.) y prever medidas correctoras.
Estos estudios servirán de base para un análisis detallado de los métodos de restauración que deben aplicarse, sobre todo si se comprueba que el suelo de la parcela está estructural o biológicamente degradado. Los resultados obtenidos orientarán las opciones técnicas que se tomen: trabajar o no previamente el suelo, añadir o no materia orgánica mediante transferencia de heno, sembrar o no una mezcla de semillas silvestres, etc. Restaurar un prado no consiste únicamente en actuar sobre la comunidad vegetal. Es esencial adoptar un enfoque global del ecosistema, lo que implica interesarse también por el estado del suelo, que determina el éxito de la siembra y el establecimiento a largo plazo de las especies introducidas.
Este enfoque se ajusta plenamente a los objetivos del proyecto FLoRE: combinar conocimientos científicos, experimentación sobre el terreno y soluciones basadas en la naturaleza para restaurar de forma sostenible entornos abiertos degradados. Las primeras observaciones de estos pozos de suelo confirman el valor de un diagnóstico en profundidad previo a las operaciones de siembra, con el fin de identificar las limitaciones del suelo que podrían comprometer el éxito de la restauración ecológica.
Grupo de trabajo - Groupe de travail
GT2: experimentación y restauración - GT2 : expérimentation et restauration
ASFOSO: restauración ecológica mediante redileo en sabinares sorianos
ASFOSO: restauración ecológica mediante redileo en sabinares sorianos
Socio - Partenaire
Entidad - Structure
Asociación Forestal de Soria
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Idioma - Langue
Español
Título completo - Titre complet
ASFOSO: restauración ecológica mediante redileo en sabinares sorianos
Temática - Thématique
- Técnica de restauración - Technique de restauration
Texto del artículo (500 palabras y podéis incluir enlances) - Texte de l'article (500 mots et vous pouvez saisir des liens)
ES
Dentro del proyecto FLoRE, de restauración ecológica con semillas herbáceas locales, la Asociación Forestal de Soria (ASFOSO) está actuando en una serie de sitios piloto a lo largo de este año. La última de ellas se ha comenzado a desarrollar este verano y aborda la restauración de los suelos de bosques endémicos de sabinas a partir de una técnica ancestral, el redileo.
En primavera se mantuvieron los primeros encuentros con ganaderos y propietarios de montes, y fue en junio cuando se comenzó con la actuación. En agosto se elaboró un informe, en colaboración con la Universidad de Valladolid, para la replicabilidad de la técnica en otros espacios del proyecto FLoRE más allá del sitio piloto.
Actuación piloto en La Cuenca (Golmayo, Soria)
Dentro del marco del proyecto, ASFOSO impulsa una experiencia piloto de restauración ecológica mediante redileo en el monte de socios de La Cuenca, situado entre los términos municipales de Golmayo y Calatañazor, con una superficie cercana a las 1.958 hectáreas. Este espacio alberga un ecosistema singular dominado por sabinares monoespecíficos de Juniperus thurifera, apareciendo puntualmente en algunas zonas, ejemplares de pino laricio (Pinus nigra), pino negral (Pinus pinaster) y encina (Quercus ilex). Está incluido en el Lugar de Interés Comunitario (LIC) “Sabinares Sierra de Cabrejas”, uno de los sabinares mejor conservados de Europa. Además, el área forma parte de la Reserva Natural del Sabinar de Calatañazor y del Monumento Natural de La Fuentona.
Redileo como herramienta de restauración
El redileo consiste en el pastoreo extensivo y la pernocta nocturna en el monte de forma controlada en espacios delimitados por rediles portátiles. Esta técnica tradicional permite:
• Aportar fertilización orgánica mediante excrementos del ganado.
• Mejorar la calidad del pasto y la retención hídrica del suelo.
• Favorecer la biodiversidad y la regeneración vegetal con especies adaptadas de interés forrajero con alto valor nutricional para el ganado.
• Controlar la matorralización en zonas degradadas o abandonadas.
Espacio y carga ganadera
Se ha comenzado a trabajar con un rebaño que suma unas 1.000 cabezas de ganado menor, entre ovejas (más de 900 ejemplares) y cabras.
La intervención se está llevando a cabo en un espacio forestal de 2.500 metros cuadrados. El ganado pernocta en corrales portátiles de 50x50 metros.
El redileo es una práctica habitual en una comarca con larga tradición de ganadería extensiva de ovino.
Primero resultados
Tras las primeras pernoctas se han detectado signos de mordisqueo en sabinas jóvenes. Para evitar estos efectos negativos y garantizar la compatibilidad entre conservación y aprovechamiento ganadero se plantean soluciones:
• Evaluar evaluando medidas de protección selectiva, como el uso de protectores individuales (mallas, vallado).
• Reducir la carga animal.
• Ampliar la superficie de redileo y pernocta.
Impacto a medio-largo plazo
Una vez realizados los ajustes se hará un seguimiento de la zona de redileo y se comparará su evolución con otros espacios forestales sin pastoreo controlado. Se espera tener los siguientes resultados:
• Una mejora evidente de la cobertura vegetal y calidad del pasto en las zonas redileadas.
• Reducción significativa de la matorralización, favoreciendo la accesibilidad del terreno y su aprovechamiento.
• Zonas sin intervención con un notable empobrecimiento del suelo y elevada densidad de maleza.
Estudio e interés
Se ha realizado un estudio en colaboración con personal especializado de la Universidad de Valladolid para ver la replicabilidad de la técnica en otros espacios del proyecto FLoRE más allá del sitio piloto.
Este tipo de actuaciones refuerza el valor del sabinar soriano como ecosistema resiliente, favorecido históricamente por el uso pastoril extensivo. Con el proyecto FLoRE, ASFOSO contribuye a recuperar esta interacción milenaria entre ganadería extensiva y bosque mediterráneo, demostrando que las soluciones basadas en la naturaleza pueden aplicarse eficazmente desde lo local.
FR
ASFOSO : restauration écologique par redilage dans les genévraies de Soria
Dans le cadre du projet FLoRE, consacré à la restauration écologique à partir de semences herbacées locales, l’Association Forestière de Soria (ASFOSO) mène cette année plusieurs interventions pilotes.
La plus récente, lancée cet été, vise la restauration des sols de forêts endémiques de genévrier thurifère grâce à une technique ancestrale : le redilage.
Au printemps, des premières rencontres ont eu lieu avec des éleveurs et des propriétaires forestiers, et c’est en juin que les travaux ont débuté. En août, un rapport a été rédigé en collaboration avec l’Université de Valladolid afin d’évaluer la reproductibilité de la technique sur d’autres sites du projet FLoRE au-delà de ce site pilote.
Site pilote de La Cuenca (Golmayo, Soria)
Dans ce cadre, ASFOSO développe une expérience de restauration écologique par redilage sur le monte appartenant aux sociétaires de La Cuenca, situé entre les communes de Golmayo et Calatañazor, couvrant près de 1 958 hectares.
Cet espace abrite un écosystème singulier dominé par des genévriers thurifères (Juniperus thurifera), avec la présence ponctuelle de pin noir d’Autriche (Pinus nigra), pin maritime (Pinus pinaster) et chêne vert (Quercus ilex).
Il fait partie du Site d’Intérêt Communautaire (SIC) “Sabinares Sierra de Cabrejas”, l’un des plus beaux genévraies d’Europe, et se situe aussi dans la Réserve Naturelle du Sabinar de Calatañazor ainsi que dans le Monument Naturel de La Fuentona.
Le redilage comme outil de restauration
Le redilage consiste en un pâturage extensif avec parcage nocturne contrôlé dans des enclos mobiles. Cette pratique traditionnelle permet :
• d’apporter une fertilisation organique par les déjections du bétail,
• d’améliorer la qualité du fourrage et la rétention d’eau des sols,
• de favoriser la biodiversité et la régénération végétale grâce à des espèces fourragères locales à haute valeur nutritive,
• de contrôler l’embroussaillement dans les zones dégradées ou abandonnées.
Espace et charge pastorale
L’intervention a débuté avec un troupeau d’environ 1 000 animaux, principalement des brebis (plus de 900) et quelques chèvres.
Les animaux passent la nuit dans des enclos portables de 50 × 50 mètres, sur une surface forestière totale de 2 500 m².
Le redilage est une pratique courante dans une région à longue tradition d’élevage ovin extensif.
Premiers résultats
Après les premières nuits, des signes de broutage sur de jeunes genévriers ont été observés. Pour éviter ces impacts négatifs et assurer la compatibilité entre conservation et pâturage, plusieurs solutions sont envisagées :
• mise en place de protections sélectives (manchons, clôtures),
• réduction de la charge animale,
• extension de la surface de redilage et de parcage.
Impact à moyen et long terme
Une fois ces ajustements réalisés, un suivi comparatif sera effectué entre la zone redilée et d’autres zones forestières sans pâturage contrôlé. Les résultats attendus sont :
• amélioration nette de la couverture végétale et de la qualité du fourrage,
• réduction significative de l’embroussaillement, facilitant l’accès et l’usage du terrain,
• contraste marqué avec les zones non gérées, où le sol s’appauvrit et la broussaille s’épaissit.
Étude et intérêt
Une étude conjointe avec des spécialistes de l’Université de Valladolid a été réalisée pour évaluer la possibilité de reproduire cette technique dans d’autres sites du projet FLoRE.
Ce type d’action renforce la valeur du sabinar sorien comme écosystème résilient, historiquement façonné par le pastoralisme extensif. Avec le projet FLoRE, ASFOSO contribue à raviver cette interaction millénaire entre élevage extensif et forêt méditerranéenne, démontrant que les solutions fondées sur la nature peuvent être appliquées efficacement à l’échelle locale.
Dentro del proyecto FLoRE, de restauración ecológica con semillas herbáceas locales, la Asociación Forestal de Soria (ASFOSO) está actuando en una serie de sitios piloto a lo largo de este año. La última de ellas se ha comenzado a desarrollar este verano y aborda la restauración de los suelos de bosques endémicos de sabinas a partir de una técnica ancestral, el redileo.
En primavera se mantuvieron los primeros encuentros con ganaderos y propietarios de montes, y fue en junio cuando se comenzó con la actuación. En agosto se elaboró un informe, en colaboración con la Universidad de Valladolid, para la replicabilidad de la técnica en otros espacios del proyecto FLoRE más allá del sitio piloto.
Actuación piloto en La Cuenca (Golmayo, Soria)
Dentro del marco del proyecto, ASFOSO impulsa una experiencia piloto de restauración ecológica mediante redileo en el monte de socios de La Cuenca, situado entre los términos municipales de Golmayo y Calatañazor, con una superficie cercana a las 1.958 hectáreas. Este espacio alberga un ecosistema singular dominado por sabinares monoespecíficos de Juniperus thurifera, apareciendo puntualmente en algunas zonas, ejemplares de pino laricio (Pinus nigra), pino negral (Pinus pinaster) y encina (Quercus ilex). Está incluido en el Lugar de Interés Comunitario (LIC) “Sabinares Sierra de Cabrejas”, uno de los sabinares mejor conservados de Europa. Además, el área forma parte de la Reserva Natural del Sabinar de Calatañazor y del Monumento Natural de La Fuentona.
Redileo como herramienta de restauración
El redileo consiste en el pastoreo extensivo y la pernocta nocturna en el monte de forma controlada en espacios delimitados por rediles portátiles. Esta técnica tradicional permite:
• Aportar fertilización orgánica mediante excrementos del ganado.
• Mejorar la calidad del pasto y la retención hídrica del suelo.
• Favorecer la biodiversidad y la regeneración vegetal con especies adaptadas de interés forrajero con alto valor nutricional para el ganado.
• Controlar la matorralización en zonas degradadas o abandonadas.
Espacio y carga ganadera
Se ha comenzado a trabajar con un rebaño que suma unas 1.000 cabezas de ganado menor, entre ovejas (más de 900 ejemplares) y cabras.
La intervención se está llevando a cabo en un espacio forestal de 2.500 metros cuadrados. El ganado pernocta en corrales portátiles de 50x50 metros.
El redileo es una práctica habitual en una comarca con larga tradición de ganadería extensiva de ovino.
Primero resultados
Tras las primeras pernoctas se han detectado signos de mordisqueo en sabinas jóvenes. Para evitar estos efectos negativos y garantizar la compatibilidad entre conservación y aprovechamiento ganadero se plantean soluciones:
• Evaluar evaluando medidas de protección selectiva, como el uso de protectores individuales (mallas, vallado).
• Reducir la carga animal.
• Ampliar la superficie de redileo y pernocta.
Impacto a medio-largo plazo
Una vez realizados los ajustes se hará un seguimiento de la zona de redileo y se comparará su evolución con otros espacios forestales sin pastoreo controlado. Se espera tener los siguientes resultados:
• Una mejora evidente de la cobertura vegetal y calidad del pasto en las zonas redileadas.
• Reducción significativa de la matorralización, favoreciendo la accesibilidad del terreno y su aprovechamiento.
• Zonas sin intervención con un notable empobrecimiento del suelo y elevada densidad de maleza.
Estudio e interés
Se ha realizado un estudio en colaboración con personal especializado de la Universidad de Valladolid para ver la replicabilidad de la técnica en otros espacios del proyecto FLoRE más allá del sitio piloto.
Este tipo de actuaciones refuerza el valor del sabinar soriano como ecosistema resiliente, favorecido históricamente por el uso pastoril extensivo. Con el proyecto FLoRE, ASFOSO contribuye a recuperar esta interacción milenaria entre ganadería extensiva y bosque mediterráneo, demostrando que las soluciones basadas en la naturaleza pueden aplicarse eficazmente desde lo local.
FR
ASFOSO : restauration écologique par redilage dans les genévraies de Soria
Dans le cadre du projet FLoRE, consacré à la restauration écologique à partir de semences herbacées locales, l’Association Forestière de Soria (ASFOSO) mène cette année plusieurs interventions pilotes.
La plus récente, lancée cet été, vise la restauration des sols de forêts endémiques de genévrier thurifère grâce à une technique ancestrale : le redilage.
Au printemps, des premières rencontres ont eu lieu avec des éleveurs et des propriétaires forestiers, et c’est en juin que les travaux ont débuté. En août, un rapport a été rédigé en collaboration avec l’Université de Valladolid afin d’évaluer la reproductibilité de la technique sur d’autres sites du projet FLoRE au-delà de ce site pilote.
Site pilote de La Cuenca (Golmayo, Soria)
Dans ce cadre, ASFOSO développe une expérience de restauration écologique par redilage sur le monte appartenant aux sociétaires de La Cuenca, situé entre les communes de Golmayo et Calatañazor, couvrant près de 1 958 hectares.
Cet espace abrite un écosystème singulier dominé par des genévriers thurifères (Juniperus thurifera), avec la présence ponctuelle de pin noir d’Autriche (Pinus nigra), pin maritime (Pinus pinaster) et chêne vert (Quercus ilex).
Il fait partie du Site d’Intérêt Communautaire (SIC) “Sabinares Sierra de Cabrejas”, l’un des plus beaux genévraies d’Europe, et se situe aussi dans la Réserve Naturelle du Sabinar de Calatañazor ainsi que dans le Monument Naturel de La Fuentona.
Le redilage comme outil de restauration
Le redilage consiste en un pâturage extensif avec parcage nocturne contrôlé dans des enclos mobiles. Cette pratique traditionnelle permet :
• d’apporter une fertilisation organique par les déjections du bétail,
• d’améliorer la qualité du fourrage et la rétention d’eau des sols,
• de favoriser la biodiversité et la régénération végétale grâce à des espèces fourragères locales à haute valeur nutritive,
• de contrôler l’embroussaillement dans les zones dégradées ou abandonnées.
Espace et charge pastorale
L’intervention a débuté avec un troupeau d’environ 1 000 animaux, principalement des brebis (plus de 900) et quelques chèvres.
Les animaux passent la nuit dans des enclos portables de 50 × 50 mètres, sur une surface forestière totale de 2 500 m².
Le redilage est une pratique courante dans une région à longue tradition d’élevage ovin extensif.
Premiers résultats
Après les premières nuits, des signes de broutage sur de jeunes genévriers ont été observés. Pour éviter ces impacts négatifs et assurer la compatibilité entre conservation et pâturage, plusieurs solutions sont envisagées :
• mise en place de protections sélectives (manchons, clôtures),
• réduction de la charge animale,
• extension de la surface de redilage et de parcage.
Impact à moyen et long terme
Une fois ces ajustements réalisés, un suivi comparatif sera effectué entre la zone redilée et d’autres zones forestières sans pâturage contrôlé. Les résultats attendus sont :
• amélioration nette de la couverture végétale et de la qualité du fourrage,
• réduction significative de l’embroussaillement, facilitant l’accès et l’usage du terrain,
• contraste marqué avec les zones non gérées, où le sol s’appauvrit et la broussaille s’épaissit.
Étude et intérêt
Une étude conjointe avec des spécialistes de l’Université de Valladolid a été réalisée pour évaluer la possibilité de reproduire cette technique dans d’autres sites du projet FLoRE.
Ce type d’action renforce la valeur du sabinar sorien comme écosystème résilient, historiquement façonné par le pastoralisme extensif. Avec le projet FLoRE, ASFOSO contribue à raviver cette interaction millénaire entre élevage extensif et forêt méditerranéenne, démontrant que les solutions fondées sur la nature peuvent être appliquées efficacement à l’échelle locale.
Grupo de trabajo - Groupe de travail
GT2: experimentación y restauración - GT2 : expérimentation et restauration
Restauración ecológica pionera en truferas de Soria con especies herbáceas locales para el proyecto FLoRE
Restauración ecológica pionera en truferas de Soria con especies herbáceas locales para el proyecto FLoRE
Socio - Partenaire
Entidad - Structure
Asociación Forestal de Soria
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Idioma - Langue
Español
Título completo - Titre complet
Restauración ecológica pionera en truferas de Soria con especies herbáceas locales para el proyecto FLoRE
Temática - Thématique
- Técnica de restauración - Technique de restauration
Texto del artículo (500 palabras y podéis incluir enlances) - Texte de l'article (500 mots et vous pouvez saisir des liens)
ES
La Asociación Forestal de Soria (ASFOSO) impulsa una innovadora iniciativa de restauración ecológica en truferas del entorno rural soriano dentro del proyecto europeo FLoRE, cuyo objetivo es demostrar que el uso de semillas silvestres locales puede ser una solución eficaz, sostenible y escalable para recuperar ecosistemas degradados.
Durante esta primavera han comenzado los trabajos de preparación en varias fincas piloto enmarcadas en este proyecto que apuesta por la integración de la biodiversidad local en sistemas productivos como la truficultura. Tras una primera actuación en Alcozar (Langa de Duero), donde se realizó una repoblación con especies herbáceas autóctonas, las intervenciones han continuado en dos nuevas localizaciones: Nepas y Rabanera del Campo.
Un enfoque doble: restaurar y conservar el suelo
Las acciones buscan frenar la erosión y la escorrentía en fincas truferas mediante la creación de una cubierta vegetal estable entre las calles de plantación. De este modo, se evita el laboreo sistemático del suelo, una práctica habitual pero perjudicial a largo plazo para la salud del ecosistema.
Las dos nuevas fincas intervenidas comparten una historia común: eran terrenos de cultivo cerealista de secano con bajo rendimiento que han sido reconvertidos para actividad de truficultura.
• En Nepas, la plantación de encinas micorrizadas se realizó hace cinco años con un marco de 6x6 metros (278 árboles por hectárea). El terreno se ubica a 1.030 metros sobre el nivel del mar en una ladera con orientación sureste, tiene un suelo franco arcilloso y una pluviometría media anual de 500 mililitros. Dispone de riego por goteo adaptado a la orografía.
• En Rabanera del Campo, el marco es de 7x7 metros, con una densidad de 204 árboles por hectárea. Se plantaron hace tres años. El terreno, a 1.040 metros sobre el nivel del mar, es de textura arenosa y recibe una precipitación media de 550 mililitros al año. También cuenta con riego por goteo.
Tecnología agrícola aplicada a la restauración
En la finca de Nepas, en el paraje del Cerro de la Cruz, el terreno fue preparado previamente con un cultivador, y por primera vez se utilizó con éxito una sembradora de precisión —habitualmente usada para cultivos de cereal— para esparcir las semillas herbáceas, considerablemente más ligeras. Se ajustó cuidadosamente la maquinaria para lograr una dispersión homogénea en cuatro calles de la finca, un paso crucial para garantizar una buena cobertura vegetal.
En Rabanera del Campo, en el paraje de Los Quiñones, se siguió una metodología similar a la de Alcozar: el terreno se preparó con un tractor, cultivador y rulo homogeneizador. La siembra se realizó a mano y el tapado posterior con rulo permitió asegurar una distribución uniforme. Al tratarse de una finca en pendiente, se aplicó el doble de densidad de siembra respecto a otras fincas, lo que permitirá evaluar su impacto en la implantación del pasto y la cobertura del suelo.
Un modelo replicable de restauración ecológica
El proyecto FLoRE no sólo busca restaurar parcelas concretas, sino sentar las bases de un modelo replicable y escalable en otras zonas de España y Europa. El uso de semillas silvestres locales no solamente mejora la biodiversidad y protege el suelo, sino que se adapta mejor a las condiciones del terreno, reduciendo la necesidad de insumos externos.
Las experiencias piloto desarrolladas en Soria contribuirán a generar conocimiento técnico y a validar herramientas que puedan ser empleadas por agricultores, gestores forestales y responsables públicos comprometidos con la sostenibilidad del medio rural.
FR
Restauration écologique pionnière dans les truffières de Soria avec des espèces herbacées locales pour le projet FLoRE
L’Association Forestière de Soria (ASFOSO) mène une initiative innovante de restauration écologique dans les truffières du milieu rural sorien dans le cadre du projet européen FLoRE, dont l’objectif est de démontrer que l’utilisation de semences sauvages locales peut constituer une solution efficace, durable et reproductible pour restaurer des écosystèmes dégradés.
Au printemps dernier, les travaux de préparation ont commencé sur plusieurs exploitations pilotes intégrées dans ce projet, qui mise sur l’intégration de la biodiversité locale dans des systèmes productifs tels que la trufficulture. Après une première intervention à Alcozar (Langa de Duero), où une replantation avec des espèces herbacées autochtones a été réalisée, les actions se sont poursuivies sur deux nouveaux sites : Nepas et Rabanera del Campo.
Une approche double : restaurer et conserver le sol
Les actions visent à freiner l’érosion et le ruissellement dans les truffières en créant un couvert végétal stable entre les rangs de plantation. De cette manière, on évite le labourage systématique du sol, une pratique courante mais nuisible à long terme pour la santé de l’écosystème.
Les deux nouvelles exploitations concernées partagent une histoire commune : il s’agissait de terrains de culture céréalière en sec, à faible rendement, reconvertis pour la trufficulture.
• À Nepas, la plantation de chênes mycorhizés a été réalisée il y a cinq ans, avec un espacement de 6x6 mètres (278 arbres par hectare). Le terrain, situé à 1 030 mètres d’altitude sur une pente orientée sud-est, présente un sol limono-argileux et une pluviométrie moyenne annuelle de 500 millilitres. Il dispose d’un système d’irrigation goutte à goutte adapté à la topographie.
• À Rabanera del Campo, l’espacement est de 7x7 mètres, avec une densité de 204 arbres par hectare. Les plantations ont été effectuées il y a trois ans. Le terrain, situé à 1 040 mètres d’altitude, est de texture sableuse et reçoit une précipitation moyenne de 550 millilitres par an. Il est également équipé d’un système d’irrigation goutte à goutte.
Technologie agricole appliquée à la restauration
Sur la parcelle de Nepas, dans le secteur du Cerro de la Cruz, le terrain a été préalablement préparé avec un cultivateur, et pour la première fois, une semoir de précision —habituellement utilisée pour les cultures céréalières— a été employée avec succès pour semer des graines herbacées, beaucoup plus légères. Le matériel a été soigneusement réglé afin d’obtenir une dispersion homogène sur quatre rangs de la parcelle, une étape cruciale pour garantir un bon couvert végétal.
À Rabanera del Campo, dans le secteur de Los Quiñones, une méthodologie similaire à celle d’Alcozar a été suivie : le terrain a été préparé à l’aide d’un tracteur, d’un cultivateur et d’un rouleau niveleur. Le semis a été réalisé manuellement, puis recouvert à l’aide du rouleau afin d’assurer une distribution uniforme. Comme la parcelle est en pente, une densité de semis double de celle des autres exploitations a été appliquée, ce qui permettra d’évaluer son impact sur l’implantation du couvert végétal et la protection du sol.
Un modèle reproductible de restauration écologique
Le projet FLoRE ne cherche pas seulement à restaurer des parcelles spécifiques, mais à établir les bases d’un modèle reproductible et évolutif dans d’autres régions d’Espagne et d’Europe. L’utilisation de semences sauvages locales améliore non seulement la biodiversité et protège le sol, mais elle s’adapte aussi mieux aux conditions du terrain, réduisant la dépendance à des intrants externes.
Les expériences pilotes menées dans la province de Soria contribueront à générer des connaissances techniques et à valider des outils pouvant être utilisés par les agriculteurs, les gestionnaires forestiers et les responsables publics engagés dans la durabilité du milieu rural.
La Asociación Forestal de Soria (ASFOSO) impulsa una innovadora iniciativa de restauración ecológica en truferas del entorno rural soriano dentro del proyecto europeo FLoRE, cuyo objetivo es demostrar que el uso de semillas silvestres locales puede ser una solución eficaz, sostenible y escalable para recuperar ecosistemas degradados.
Durante esta primavera han comenzado los trabajos de preparación en varias fincas piloto enmarcadas en este proyecto que apuesta por la integración de la biodiversidad local en sistemas productivos como la truficultura. Tras una primera actuación en Alcozar (Langa de Duero), donde se realizó una repoblación con especies herbáceas autóctonas, las intervenciones han continuado en dos nuevas localizaciones: Nepas y Rabanera del Campo.
Un enfoque doble: restaurar y conservar el suelo
Las acciones buscan frenar la erosión y la escorrentía en fincas truferas mediante la creación de una cubierta vegetal estable entre las calles de plantación. De este modo, se evita el laboreo sistemático del suelo, una práctica habitual pero perjudicial a largo plazo para la salud del ecosistema.
Las dos nuevas fincas intervenidas comparten una historia común: eran terrenos de cultivo cerealista de secano con bajo rendimiento que han sido reconvertidos para actividad de truficultura.
• En Nepas, la plantación de encinas micorrizadas se realizó hace cinco años con un marco de 6x6 metros (278 árboles por hectárea). El terreno se ubica a 1.030 metros sobre el nivel del mar en una ladera con orientación sureste, tiene un suelo franco arcilloso y una pluviometría media anual de 500 mililitros. Dispone de riego por goteo adaptado a la orografía.
• En Rabanera del Campo, el marco es de 7x7 metros, con una densidad de 204 árboles por hectárea. Se plantaron hace tres años. El terreno, a 1.040 metros sobre el nivel del mar, es de textura arenosa y recibe una precipitación media de 550 mililitros al año. También cuenta con riego por goteo.
Tecnología agrícola aplicada a la restauración
En la finca de Nepas, en el paraje del Cerro de la Cruz, el terreno fue preparado previamente con un cultivador, y por primera vez se utilizó con éxito una sembradora de precisión —habitualmente usada para cultivos de cereal— para esparcir las semillas herbáceas, considerablemente más ligeras. Se ajustó cuidadosamente la maquinaria para lograr una dispersión homogénea en cuatro calles de la finca, un paso crucial para garantizar una buena cobertura vegetal.
En Rabanera del Campo, en el paraje de Los Quiñones, se siguió una metodología similar a la de Alcozar: el terreno se preparó con un tractor, cultivador y rulo homogeneizador. La siembra se realizó a mano y el tapado posterior con rulo permitió asegurar una distribución uniforme. Al tratarse de una finca en pendiente, se aplicó el doble de densidad de siembra respecto a otras fincas, lo que permitirá evaluar su impacto en la implantación del pasto y la cobertura del suelo.
Un modelo replicable de restauración ecológica
El proyecto FLoRE no sólo busca restaurar parcelas concretas, sino sentar las bases de un modelo replicable y escalable en otras zonas de España y Europa. El uso de semillas silvestres locales no solamente mejora la biodiversidad y protege el suelo, sino que se adapta mejor a las condiciones del terreno, reduciendo la necesidad de insumos externos.
Las experiencias piloto desarrolladas en Soria contribuirán a generar conocimiento técnico y a validar herramientas que puedan ser empleadas por agricultores, gestores forestales y responsables públicos comprometidos con la sostenibilidad del medio rural.
FR
Restauration écologique pionnière dans les truffières de Soria avec des espèces herbacées locales pour le projet FLoRE
L’Association Forestière de Soria (ASFOSO) mène une initiative innovante de restauration écologique dans les truffières du milieu rural sorien dans le cadre du projet européen FLoRE, dont l’objectif est de démontrer que l’utilisation de semences sauvages locales peut constituer une solution efficace, durable et reproductible pour restaurer des écosystèmes dégradés.
Au printemps dernier, les travaux de préparation ont commencé sur plusieurs exploitations pilotes intégrées dans ce projet, qui mise sur l’intégration de la biodiversité locale dans des systèmes productifs tels que la trufficulture. Après une première intervention à Alcozar (Langa de Duero), où une replantation avec des espèces herbacées autochtones a été réalisée, les actions se sont poursuivies sur deux nouveaux sites : Nepas et Rabanera del Campo.
Une approche double : restaurer et conserver le sol
Les actions visent à freiner l’érosion et le ruissellement dans les truffières en créant un couvert végétal stable entre les rangs de plantation. De cette manière, on évite le labourage systématique du sol, une pratique courante mais nuisible à long terme pour la santé de l’écosystème.
Les deux nouvelles exploitations concernées partagent une histoire commune : il s’agissait de terrains de culture céréalière en sec, à faible rendement, reconvertis pour la trufficulture.
• À Nepas, la plantation de chênes mycorhizés a été réalisée il y a cinq ans, avec un espacement de 6x6 mètres (278 arbres par hectare). Le terrain, situé à 1 030 mètres d’altitude sur une pente orientée sud-est, présente un sol limono-argileux et une pluviométrie moyenne annuelle de 500 millilitres. Il dispose d’un système d’irrigation goutte à goutte adapté à la topographie.
• À Rabanera del Campo, l’espacement est de 7x7 mètres, avec une densité de 204 arbres par hectare. Les plantations ont été effectuées il y a trois ans. Le terrain, situé à 1 040 mètres d’altitude, est de texture sableuse et reçoit une précipitation moyenne de 550 millilitres par an. Il est également équipé d’un système d’irrigation goutte à goutte.
Technologie agricole appliquée à la restauration
Sur la parcelle de Nepas, dans le secteur du Cerro de la Cruz, le terrain a été préalablement préparé avec un cultivateur, et pour la première fois, une semoir de précision —habituellement utilisée pour les cultures céréalières— a été employée avec succès pour semer des graines herbacées, beaucoup plus légères. Le matériel a été soigneusement réglé afin d’obtenir une dispersion homogène sur quatre rangs de la parcelle, une étape cruciale pour garantir un bon couvert végétal.
À Rabanera del Campo, dans le secteur de Los Quiñones, une méthodologie similaire à celle d’Alcozar a été suivie : le terrain a été préparé à l’aide d’un tracteur, d’un cultivateur et d’un rouleau niveleur. Le semis a été réalisé manuellement, puis recouvert à l’aide du rouleau afin d’assurer une distribution uniforme. Comme la parcelle est en pente, une densité de semis double de celle des autres exploitations a été appliquée, ce qui permettra d’évaluer son impact sur l’implantation du couvert végétal et la protection du sol.
Un modèle reproductible de restauration écologique
Le projet FLoRE ne cherche pas seulement à restaurer des parcelles spécifiques, mais à établir les bases d’un modèle reproductible et évolutif dans d’autres régions d’Espagne et d’Europe. L’utilisation de semences sauvages locales améliore non seulement la biodiversité et protège le sol, mais elle s’adapte aussi mieux aux conditions du terrain, réduisant la dépendance à des intrants externes.
Les expériences pilotes menées dans la province de Soria contribueront à générer des connaissances techniques et à valider des outils pouvant être utilisés par les agriculteurs, les gestionnaires forestiers et les responsables publics engagés dans la durabilité du milieu rural.
Grupo de trabajo - Groupe de travail
GT2: experimentación y restauración - GT2 : expérimentation et restauration